Rapport préliminaire des activités de recherche archéologique

dans la Vallée d'Opunohu, Mo'orea,

du 26 mai au 18 aout 2000

Jennifer G. Kahn

et

Professeur Patrick V. Kirch

Présenté au Département d'Archéologie,

Centre Polynésien des Sciences Humaines

pour la consideration de

Madame la Ministre de la Culture

Gouvernement du Territoire de Polynésie Française

Département d'Anthropologie

Université de Californie, Berkeley

232 Kroeber Hall

Berkeley, CA 94720

jkahn@sscl.berkeley.edu

kirch@sscl.berkeley.edu

Fax: 510-643-9637

Octobre 2000


Introduction

Ce rapport discute des activités de recherche entreprises dans la vallée d"Opunohu a Mo'orea pendant une period de treize semaines par Jennifer Kahn, candidate au doctorat dans le Département d'Anthropologie de l'Université de Californie à Berkeley, sous la direction de Patrick Kirch, professeur d'anthropologie à l'Université de Californie à Berkeley. Joint à ce rapport, nous présentons également une proposition pour la poursuite de nos recherches dans la Vallée d"Opunohu pendant les trois ans à venir.

Nous avons obtenu les permis nécessaires pour faire des fouilles archéologiques dans la Vallée d"Opunohu du Gouvernement de Polynésie Française, à travers les bureaux de Mme. L. Peltzer, Ministre de la Culture, M. Joseph Tchong, Directeur du Département d'Archéologie, CPSH, et m Gre Tahiata, Directeur de l'Agronomie Rurale qui controle l'utilisation de la Vallée d"Opunohu. Notre recherche a bénéficié du support logistique de la Station de Recherche Gump de l'Université de Californie à Mo'orea.

Buts de la Recherche

Nous avons dédié onze semaines à des fouilles archéologiques dans le complexe ScMo 170/171 de la Vallée d"Opunohu. Le complexe 170/171 se trouve sur la rive nord du premier grand ruisseau dans la partie Tupauruuru de la vallée. Ce complexe est composé d'une série de sept structures en pierres bien preservées de types variés. Kahn avait identifié ce complexe lors de la prospection de 1999, et son état remarquable de conservation en fait un endroit idéal pour y faire de la recherche sur la production domestiques des anciens Ma'ohi et la richesse et le statut social des maisonnées. En

plus des fouilles intensives sur ce complexe, nous avons complété deux semaines d'analyse en laboratoire.

Les buts principaux de notre travail pendant la saison 2000 etaient: (1) la création d'un plan précis du complexe ScMo 170/171 qui comprend toute l'architecture visible en surface et les endroits fouillés; (2) la réalisation de sondages et de fouilles horizontales à grande envergure sur plusieurs sites domestiques de la vallée, de façon a documenter la fonction des sites et les variations en termes de production domestique, d'architecture, de structures associées, et de culture matérielle; et (3) l'utilisation de plusieurs nouvelles techniques d'échantillonage pendant les fouilles, en particulier la micromorphologie et l'analyse chimique des sols, dans le but de contribuer à l'analyse des variations dans l'espace de chaque site. Cette recherche fournira les données qu'utilisera Kahn dans sa thèse de doctorat, supervisée par le Professeur Kirch de l'Université de Californie à Berkeley.

Résumé des Résultats de Recherche

(1) Création d'un plan précise du complexe ScMo 170/171

Le Professeur Kirch et ses assistantes Erika Radewagen et Robin Stephenson ont utilisé <<plane table and alidade>> pour faire des plans de tout le complexe ScMo 170/171 à l'échelle 1:100. Ces plans comprennent des observations détaillées de toutes les structures visibles à la surface, de même que des courbes de niveau à 10 cm d'intervale. Jennifer Kahn, aidée par Erika Radewagen et Deia Sutch, a utilisé les mêmes instruments pour créer un plan detaillé, à l'échelle 1:50, des fouilles faites sur les sites domestiques (170, 171B, 171C). Nous sommes présentement occupés à mettre tous ces


Figure 1: Plan génerale du site ScMo 170 avec toute l'étendue des fouilles.

plans à la même échelle et à les joindre et les scanner de façon à les mettre dans une base de données GIS (Système d'Information Géografique), qui aidera à l'interprétation dans l'espace du complexe. La première étape de ce projet informatique consiste à digitaliser les plans de base à l'aide du programme AUTOCAD version 13 pour Windows. Lisa Holm du Laboratoire d'Archéologie Océanique a digitalisé ces plans sur un ordinateur Pentium II avec un table à digitaliser Calcomp 9160. Nous présentons ci-joint le plan ainsi conçu qui montre tous les sites où ont eu lieu des fouilles pendant la saison 2000 (voir Fig. 1).

(2) La réalisation de sondages et de fouilles horizontales à grande envergure sur plusieurs sites domestiques de la vallée, de façon à documenter la fonction des sites et les variations en termes de production domestique, d'architecture, de structures associées, et de culture matérielle.

Nous présentons ici certains des résultats majeurs de la saison 2000. Il est important de noter que nos conclusions sont préliminaires, puisque l'analyse détaillée des échantillons de sol, des échantillons de carbone, des outils lithiques et des détritus de basalte est toujours en cours.

Le complexe ScMo 170/171: Ce complexe comprend 7 structures de pierres, dont ce que nous interpretons comme étant quatre sites domestiques (170, 171A, 171B, 171C), plusieurs terraces (171D, 171E), et un enclos (171F). Nous avons décidé d'entreprendre des fouilles dans ce complexe parce qu'il contient des maisons aussi bien circulaires que rectangulaires à proximité les unes des autres, ce qui permet d'étudier les variations entre les maisons Ma'ohi traditionnelles.

Le site 170 est un fare pote'e (maison à bout

circulaire) avec une architecture de pierre. Il se trouve sur une terrace surélevée dont le mur est construit de 2 à 3 rangées de pierres de basalte (voir Fig. 2). Le côté ouest de la terrace, près de ce mur, est pavé de larges pierres plates de basalte. La limite exterieure du fare pote'e se trouve à 3m vers l'intérieur de la terrace. Le fare pote'e est assez large, de 12m sur 6m. L'alignement de pierres du côté sud est dérangé et il semble que les pierres manquantes ont été utilisées dans la construction ultérieure d'un fare haupape situé a l'intérieur du fare pote'e.

Nous avons dégagé le site à la main, et posé une grille quadrillée de 1x1m sur la terrace entière. Nous avons fait des fouilles sur une large étendue horizontale couvrant la plupart de l'intérieur du fare pote'e (en délaissant les endroits détruits par un grand arbre purau) (voir Fig. 3). De plus petits blocs et des sondages ont été creusés sur la terrace en dehors de la maison, et sur la terrace inférieure, à l'ouest, de façon a étudier les activités passées qui ont pu avoir lieu en dehors du fare pote'e. En tout, nous avons dégagé 56m2, dont 43 unités dans l'intérieur de la maison, 8 unités à l'extérieur de la maison sur la terrace élevée, et 5 unités à l'extérieur de la maison sur la terrace inférieure, à l'ouest.

Dans les dépots culturels de l'intérieur du fare pote'e, nous avons trouvé des détritus lithiques, la seule herminette de basalte entière de toutes les fouilles, et plusieurs trous de poteau. A partir des unités creusées en dehors de la maison sur la plateforme élevée, nous avons pu déduire certaines données importantes sur la séquence de construction, et nous avons récupéré plusieurs échantillons de carbone dans le remblais de construction. Ces échantillons serviront à nous donner des dates au carbone 14. Des sondages effectués au nord de la maison ont montré l'existence d'activités differentes de celles entreprises dans l'intérieur de la maison, dont des fosses de rangement et une série de


Figure 2: Site ScMo 170. Fare Pote'e avec un pavé bien conçu.
Figure 3: Site ScMo 170. Fare Pote'e après les fouilles.

trous de poteau, suggérant que d'autres structures avaient peut-être été construites sur la terrace extérieure au fare pote'e.

Les 4 unités creusées le long de la plateforme élevée, à environ 8m au nord du côté de la maison, nous ont paru d'intérêt spécial. Nous avons décidé de situer ces unités à côté de deux alignements de pierres de basalte visibles à la surface. Nos fouilles à cet endroit ont découvert un dépôt très riche en détritus lithiques, mais aucun signe de carbone ou d'autres caractéristiques pouvant suggérer des activités domestiques (voir Fig. 4). La gamme d'outils et de détritus lithiques, ainsi que l'absence de carbone ou d'autres éléments de remplissage, indiquent que ce dépôt représente des restes in-situ d'un espace de travail de lithiques, plutot qu'un dépôt de déchets. D'autres unités, creusées en avant de la terrace avec la maison, nous ont fait découvrir une succession

complexe de trous de poteaux, de fosses, et de foyers, mais peu d'autres artefacts (voir Fig. 5).

Site 171B

Ce fare haupape (maison rectangulaire) se trouve 48 m plus bas que ScMo 170 et 24 m plus bas que le site ScMo 171a, le fare haupape découvert en dessous de ScMo 170. L'intérieur de la maison mesure 7.5m par 5m, soit une taille très réduite par rapport au fare pote'e. Les murs est, ouest, et sud de la maison sont formés d'une rangée simple de pierres de basalte, tandis que le mur nord de la maison est plus robuste, formé de 2 rangées de pierres qui s'élèvent à environ 1m de hauteur. Nous avons fouillé l'intérieur de la maison au complet (sauf deux endroits détruits par des arbres mape), ainsi qu'un espace limité adjacent à la maison (voir Fig 6). En tout, nous avons creusé 38m2 sur ce site, dont 28m2 dans l'intérieur de la maison et 10m2 dans

Figure 4: Zone d'activité lithique.

Figure 5: Unités devant (ou face à?) la terrace d'habitation du site ScMo 170.
Figure 6: Site 171B. Fare haupape après les fouilles.

l'espace adjacent au mur de la maison. Dans l'intérieur de la maison, nous avons découvert quelques détritus de pierre de basalte, ainsi qu'un petit foyer et quelques trous de poteau. La plupart des structures découvertes in-situ se trouvent à l'extérieur. Un large foyer in-situ se trouve environ 1m au sud du mur sud du fare. Un autre foyer se trouve le long du mur est de la maison, associé à une structure qui comprend deux rangées adjacentes de pierres de basalte qui semblent avoir délimité un espace de travail extérieur. Nous avons également trouvé plusieurs trous de poteau et un creux de rangement potentiel à cet endroit. (photo des fouilles, et une de la structure?). Le manque de temps nous a empéché de poursuivre nos fouilles dans les endroits à l'extérieur de la maison, et nous espérons continuer nos sondages lors d'une saison de travail prochaine.

Site 171C

La troisième structure que nous avons fouillée, le site 171C, comprend une petite maison rectangulaire avec un alignement de basalte, et deux grandes terraces associées. Ce fare haupape est la plus petite maison du complexe, mesurant 4,5m sur 5,5m (voir Fig. 7). Nous avons fouillé l'intérieur de la maison au complet, à l'exception d'une partie dans le coin sud-est qui etait détruite par un arbre purau (voir Fig. 8). En tout, nous avons creusé 54m2, dont 27,5m2 dans la maison, 18,5m2 à côté, et 8m2 sur la grande terrace inférieure, à l'ouest (site 171D). Le site 171C a été construit entièrement sur de l'argile naturel plutôt que sur du remblais de construction, et par conséquent, nous y avons trouvé des trous de poteau en plus grande abondance (n=5) que dans les autres fosses de fouilles. En plus de ces trous de poteau, nous n'avons découvert qu'un petit foyer informel à l'intérieur de la maison. Nous avons trouvé une quantité modérée de détritus de basalte, mais

en particulier, nous avons découvert un endroit de travail lithique, dont un début d'herminette brisé et des détritus lithiques éparpillés, proches du trou de poteau le plus proche du milieu du fare. Cette évidence de l'existence d'un lieu de production lithique intérieur est la plus convainquante de toutes les maisons fouillés.

L'endroit plat qui se trouve du côté ouest de la maison comprend une série de trous de poteau, des creux, et un foyer circulaire bien délimité par une rangée de pierres. Des activités semblables, indiquées par des trous de poteau et des creux, semblent avoir été poursuivies dans un espace délimité par une rangée de pierres du côté nord de la maison.

Nous avons creusé trois sondages de 1m par 1m et une tranchée de 1m par 5m au site 171D, la grande terrace située en aval et à l'ouest de 171C. Cette grande terrace est retenue par 1 à 2 rangées de pierres de basalte de taille moyenne et de gros rochers. La terrace s'étend pratiquement droite sur plus de 22 mètres et se courbe un peu à l'extrémité nord. Nous avons creusé les sondages et la tranchée de façon à déterminer la fonction du site (agricole ou habitationelle), à cause du peu d'artefacts et de structures trouvés à la surface. Nous y avons fait des découvertes importantes, dont deux foyers bien définis et contenant d'abondants restes de charbon, l'un formellement délimité par des pierres de la taille d'un poing (voir Fig. 9, 10). Ce dernier était associé à deux trous de poteau. Nos découvertes indiquent que cette terrace fut utilisée pour des activités domestiques plutôt qu'agricoles. De plus, la séquence de dépôts de cendres dans le remblayage de construction sous les dépôts culturels suggère de multiples épisodes de construction (voir Fig. 11). Il est regrettable que nous n'ayons pas eu le temps de poursuivre les fouilles à l'horizontale à cet endroit, car les


Figure 7: Site 171C. Fare haupape avant les fouilles.
Figure 8: Site 171C. Fare haupape après les fouilles.

Figure 9: Site 171D. Foyer découvert lors de nos fouilles.
Figure 10: Site 171D. Coupe au travers du second foyer découvert lors des fouilles.

prévoyons analyser ces échantillons de sols prélevés de façon systématique de façon à identifier des aires d'activités in-situ et les processus de formation des sites. Nous espérons que cette analyse contribuera à l'identification d'endroits qui ont pu contenir dans le passé des restes de coquillages et de matériel animal qui se décomposent rapidement à cause de l'acidité des sols d"Opunohu.

Nous avons ensuite découpé des blocs de sédiments dans le creux de rangement et le foyer situés sur la terrace 171E. Nous prévoyons faire une analyse micromorphologique de ces blocs, une approche semblable à l'analyse en sections fines de spécimens géologiques. Ce faisant, nous espérons tester l'utilité de cette méthode à déterminer la fonction des sites et le contenu de ce type de structures, que l'on trouve régulièrement sur les sites domestiques à travers la Polynésie (d'après Kahn et Radewagen, ms.).

Finalement, nous avons recueilli des échantillons des pierres vacuolaire de basalte qui bordent les fosses et les foyers. Nous prévoyons adapter les techniques d'extraction utilisées pour capter les résidus d'amidon sur les outils lithiques (Kealhofer, Torrence and Fullagar) afin de découvrir des restes d'amidon qui ont pu être rangés ou cuits dans ces structures. James Coil (candidat au doctorat, UC Berkeley) sera d'assistance à Kahn dans cette partie de la recherche.

Analyses de Laboratoire

Nous avons dédié deux semaines de la saison de travail à l'analyse préliminaire des matériaux, à la Station de Recherche Gump à Mo'orea. Nous avons filtré à l'eau les échantillons de sédiments, de façon à récupérer les artefacts minuscules. Nous avons traité les échantillons de flotation et conservé les parties lourdes et légères que nous prevoyons trier pour

dépôts culturels sont intacts et devraient permettre d'examiner toute une gamme d'activités entreprises à l'extérieur des maisons.

Sites 171E, 171F

Le site 171E comprend deux terraces murées avec un espace pavé à l'intérieur. Nous avons creusé trois sondages le long des murs de la terrace afin de clarifier la fonction de la structure (agricole ou habitationelle). Notre deuxième but était de trouver du carbone qui permettrait de dater cette portion du complexe de façon à savoir si elle était de la même époque que les maisons trouvées au dessus. Des sondages limités nous ont permis de découvrir une partie d'un foyer, une probable fosse de rangement, et deux trous de poteau. Si nous avons trouvé peu d'artefacts, mais les structures découvertes indiquent que le site était utilisé pour des activités domestiques et logeait sans doute une maisonée préhistorique.

Le site 171F consiste d'un enclos de taille moyenne qui mesure 7m par 11m. Ses murs sont construits de 2 à 3 rangées de pierres de basalte, et font 0,5m de haut et 1m d'épaisseur. L'enclos se trouve au bas de la crête et proche d'un complexe marae identifié lors de la prospection de Green. Nous avons fait trois sondages afin de clarifier la fonction de la structure et la chronologie du site. Nous y avons découvert plusieurs larges débris de basalte, ainsi que les seuls restes animaux trouvés cette saison.

3) L'utilisation de plusieurs nouvelles techniques d'échantillonage pendant les fouilles dans le but de contribuer à l'analyse des variations dans l'espace de chaque site.

Nous avons utilisé trois nouvelles techniques d'échantillonage durant nos travaux cette année. D'abord, nous avons prélevé 0,5 litres de sédiments de chaque unité de 1m par 1m. Nous


Figure 11: Site 171D. Coupe au travers du fossé creusé. On notera le remblayage de la construction et plusieurs couches de cendres.

y trouver tout le matériel organique carbonisé. Nous avons fait l'inventaire de tous les sacs d'artefacts, et noté le résultat de ce travail dans une base de données Excel. Avant de quitter, Kahn a présenté une copie de cet inventaire à M. Tchong au Département d'Archéologie.

Nous continuons, au moment présent, à étudier les échantillons que nous avons eu la permission d'exporter, dans le Laboratoire d'Archéologie Océanique de l'Université de Californie à Berkeley. Notre travail vise a trier les échantillons de charbon pour les dater au carbone 14. Nous avons également entamé l'analyse des étapes de réduction des outils et détritus lithiques. Nous établirons d'ici peu des plans détaillés des structures dans la base de données GIS qui contient déjà les plans des sites.

Conclusion

Nous ne pouvons nous permettre de donner des conclusions définitives jusqu'à l'obtention des dates radiocarboniques et du résultat des analyses en laboratoire. Nous pouvons cependant dire que les fouilles ont réussi à définir une gamme considérable de variation entre les structures d'habitation d'un seul complexe dans la Vallée d"Opunohu. Cette variation se note aussi bien dans l'architecture en surface, que dans les structures souterraines telles que les creux de rangement et les foyers, et les artefacts lithiques. Malheureusement, les conditions geologiques

de la vallée ne se prettent à la préservation de coquillages et de restes animaux, et nous n'avons donc pas obtenu d'information sur ces matériels. Il nous sera cependant possible, une fois terminées nos études en cours sur les échantillons lithiques et sédimentaires, de présenter une série d'interpretations de l'importance sociale des variations observées dans ce complexe domestique. Notre but ultime vise à utiliser l'archéologie pour examiner les petits détails importants de la vie quotidienne, de façon à contribuer à la connaissance et à la compréhension des modes de vie des anciens Ma'ohi.

Remerciements

Nous remercions les personnes suivantes qui nous ont aidé ou qui ont facilité notre recherche: Mme. Peltzer, Ministre de la Culture, M. Joseph Tchong, Département d'Archéologie, CPSH; M. Gre Tahiata, Agronomie Rurale, Mo'orea, Mme. Marimari Kellum, Mo'orea; Dr. Neil Davies, Directeur, Station de Recherche Gump. Nous tenons aussi à remercier Manea Brotherson, Taufa Tahiata, Vetea Huhe, Martha Tahiata, et Emile Putoa pour leur assistance dans nos travaux sur le terrain, et Erika Radewagen, Robin Stephenson, et Deia Sutch pour leur travail comme assistantes de terrain. Le support financier de cette recherche a été assuré par des bourses de la Station de Recherche Gump et de la Fondation Wenner-Gren pour la Recherche en Anthropologie.

Références Citées:

Kahn, J.G. et E. Radewagen, Ms. Fichier à l'Université de Californie à Berkeley. A Preliminary Application of Micromorphology in the Kahikinui District, Maui (Hawaiian Islands).

Kealhofer, L., Torrence R., et Fullagar, R. 1996 Integrating Phytoliths within Use-Wear/Residue Studies of Stone Tools. Journal of Archaeological Science 26:527-546.


Figure 1: Vue génerale du site ScMo 170 avec toute l'étendue des fouilles.

Figure 2: Site ScMo 170. Fare Pote'e avec un pavé bien conçu.

Figure 3: Site ScMo 170. Fare Pote'e après les fouilles.

Figure 4: Zone d'activité lithique.

Figure 5: Unités devant (ou face à?) la terrace d'habitation du site ScMo 170.

Figure 6: Site 171B. Fare haupape après les fouilles.

Figure 7: Site 171C. Fare haupape avant les fouilles.

Figure 8: Site 171C. Fare haupape après les fouilles.

Figure 9: Site 171D. Foyer découvert lors de nos fouilles.

Figure 10: Site 171D. Coupe au travers du second foyer découvert lors des fouilles.

Figure 11: Site 171D. Coupe au travers du fossé creusé. On notera le remblayage de la construction et plusieurs couches de cendres.